Bertrand NOGAREDE

Un peu d’histoire

Bertrand NOGAREDE dans un stator
Crédit photo Dumas

Ingénieur électricien et Docteur en génie électrique, il entre au CNRS en 1990 et coordonne tout d’abord le thème « mécatronique, traction électrique » du laboratoire commun MIRGAS (CNRS, Région Midi-Pyrénées, SIEMENS Automotive).

Nommé Professeur des Universités en 1999, enseignant l’électromagnétisme et les machines électriques à l’Ecole Nationale Supérieure d’Électrotechnique, d’Électronique, d’Informatique et des Télécommunications (ENSEEIHT, N7), il prend ensuite la direction du groupe de recherche en Électrodynamique du laboratoire LAPLACE (9 permanents, 10 doctorants) au sein duquel il développe une recherche résolument tournée vers l’innovation en matière de machines et d’actionneurs électromécaniques, incluant l’utilisation des matériaux électroactifs. À ce titre, il est l‘auteur d’une quarantaine d’articles dans les revues nationales et internationales, ainsi que de plusieurs ouvrages traitant de l’électromécanique et d’électrodynamique. Il est également titulaire d’environ 30 brevets d’invention dans le domaine des actionneurs piézoélectriques et des machines à aimants permanents ou à réluctance variable.

En parallèle, il crée NOVATEM en 2007 et s’y consacre intégralement de manière progressive.

Quand la passion et le travail fusionnent

Ancien universitaire ? Oui. Ancien chercheur ? Non ! Il continue simplement ses travaux en matière d’électrodynamique et de système mécatroniques innovants dans un autre contexte, plus étroitement connecté aux besoins et sous des contraintes technico-économiques plus directement explicitées.

Après 20 ans dans l’enseignement supérieur et la recherche académique, Bertrand a acquis un socle de compétences scientifiques, technologiques et méthodologiques particulièrement motivant pour initier une activité industrielle. Ses objectifs étaient de pouvoir concrétiser ses idées et de favoriser l’émergence d’objets mécatroniques inédits, non seulement innovants mais aussi économiquement rentables. En outre, il souhaitait offrir aux jeunes chercheurs et ingénieurs un environnement stimulant pour exprimer leurs talents dans le cadre d’un emploi pérenne.

La première de ses passions consiste à comprendre, formuler et exploiter la science électrodynamique à la lumière des concepts de la théorie de la Relativité. Il a d’ailleurs écrit un livre à ce sujet.

Aujourd’hui Bertrand a réussi une partie de ses objectifs et continue à les poursuivre au quotidien, son caractère quant à lui n’a pas vraiment changé. Le temps a passé, mais Bertrand continue de rêver et d’inventer. Il mélange harmonieusement ses différentes passions et sa profession pour effectuer un travail remarquable et opiniâtre.

Bertrand, les orgues et l’électrodynamique : pour un clavier au toucher plus subtil

Orgue à clavier électro-sensitive (projet en cours)

Si vous connaissez un peu Bertrand NOGAREDE vous avez sûrement entendu parler de son projet de recherche sur les orgues électro-sensitive, si ce n’est pas le cas, le voilà en quelques lignes.

Bertrand NOGAREDE est un organiste amateur qui a notamment enregistré un CD nommé « Orgues en liberté » sur lequel il joue Bach dans la collégiale Saint-Michel de Castelnaudary. Adepte de l’instrument Bertrand regrette que la sensation de l’organiste ne soit pas bien reproduite sur les orgues électriques. Il a donc choisi de changer ça et il a engagé un développement visant à repenser l’interface entre l’organiste et l’instrumentiste. En tirant partit de ses connaissances en électrodynamique (commande de vol électrique et commandes de vol à retour d’effort, chirurgie robotisée), Bertrand cherche à apporter en temps réel à l’instrumentiste un retour d’effort aux claviers.

Actuellement, le projet est encore en cours et deux maquettes ont déjà été réalisées. Ce projet est d’une grande importance pour l’entreprise de par la diversification qu’il représente. En effet, il s’agit d’un projet touchant directement les utilisateurs finaux et pas seulement des ingénieurs, nécessitant ainsi des compétences en interaction hommes-machines.

Le défi de rendre à l’organiste cette qualité de retour sensitif est relevé !